
Dans cette ville qui se dissout peu à peu dans un ciel de cendre, les lignes s’effacent, les contours hésitent. Les immeubles vacillent entre présence et absence.
Et puis surgissent ces sphères bleues – éclats de vie, fragments de lumière – flottant au-dessus du gris, insaisissables, indomptables.
Elles portent le souffle de l’écriture.
Un élan qui escalade les silences, bouscule l’immobile. Il envahit l’espace, s’élève, palpite… puis disparaît peut-être.
Reviendra-t-il ?
Nul ne le sait.
Mais dans l’instant suspendu, il ouvre une brèche où tout devient possible.