Sous le couteau, les carrés rouges, oranges, roses s’ancrent dans le fond aubergine comme des zones de chaleur sur une peau sombre. La couleur semble battre, comme si le tableau possédait son propre rythme cardiaque.
Les traits dorés traversent l’espace comme une pulsation secrète. L’or n’orne pas, il éclaire, il ouvre des passages, il capte la lumière intérieure du tableau.
Cette peinture est une méditation en mouvement, une énergie dense, tellurique, qui s’organise sans jamais se discipliner totalement. Le fond sombre n’absorbe pas la couleur, il la révèle. De cette profondeur jaillit une force vivante, chaque carré est une cellule en éveil. Créée à l’atelier de Vincenzo Galati, l’abstraction est une invitation à se laisser traverser par ce qui circule – couleur, matière, souffle.